athlete mindset

Comment être coachable : le skill que les coachs remarquent avant le talent

Le talent te fait remarquer. Être coachable, c'est ce qui te garde dans l'équipe. Voici à quoi ça ressemble pour vrai et comment le bâtir cette saison.

Chaque coach pour qui tu vas jouer se pose une question sur toi, sans jamais la dire: est-ce que cet athlète sait comment être coachable, ou pas? Il n'a pas besoin de la dire. Il regarde ce qui se passe la seconde après qu'il te corrige. Tu hoches la tête et tu ajustes, ou tu roules des yeux, tu t'expliques et tu refais la même affaire à la prochaine rep?

Cette seconde-là décide plus de choses que tu penses. Les camps, le temps de glace, qui joue les minutes difficiles, qui reçoit la lettre de référence. Le talent te fait remarquer. Être coachable, c'est ce qui te garde dans l'équipe.

Coachable, ça veut pas dire obéissant

On va clarifier ça tout de suite. Être coachable, c'est pas être un robot. C'est pas être d'accord avec tout. C'est pas sourire pendant qu'on te crie après.

Être coachable, c'est être capable de prendre une info, même mal livrée, et d'en faire une meilleure prochaine rep. C'est tout. C'est un skill. Et comme n'importe quel skill, certains partent en avance, mais tout le monde peut s'améliorer.

Les athlètes qui comprennent jamais sont rarement du mauvais monde. Ils protègent quelque chose. Leur ego, leur réputation, l'histoire qu'ils se racontent sur à quel point ils sont déjà bons. Le feedback a l'air d'une attaque contre cette histoire-là, alors ils se défendent.

Ce que les coachs regardent vraiment

Demande à n'importe quel coach ce qui rend un joueur facile à coacher, tu vas avoir pas mal toujours la même courte liste.

  • Tu le regardes dans les yeux quand il te parle. Pas le plancher, pas ton chum à côté.
  • Pas d'excuse dans ta première phrase. « Oui mais » est la façon la plus rapide de perdre un coach.
  • La correction paraît à la prochaine rep. Pas parfaite. Mais on voit que t'as essayé.
  • Tu poses des questions pour comprendre, pas pour argumenter. Y'a une grosse différence et les coachs l'entendent tout de suite.
  • Même attitude sur le banc qu'après un but. Ton langage corporel, c'est du feedback aussi.

Aucune de ces affaires-là demande du talent. Chacune est un choix que tu fais à une pratique random un mardi soir.

La règle des 3 secondes

Un outil simple. Quand un coach te corrige, donne-toi trois secondes avant de dire quoi que ce soit.

Pendant ces trois secondes, ta seule job c'est de répondre à une question dans ta tête: c'est quoi la chose qu'il veut que je change? Pas s'il a raison. Pas s'il l'a dit gentiment. Juste la chose.

Ensuite, dis quelque chose de court. « Compris. » « Comme ça? » « OK, les hanches plus basses. » Pis va le faire. Tu te demanderas si t'es d'accord plus tard, dans l'auto en rentrant. La plupart du temps, tu vas réaliser qu'il avait un point.

Sépare le message de la livraison

Ce ne sont pas tous les coachs qui communiquent bien. Certains crient. Certains sont sarcastiques. Certains te donnent un mot et s'en vont. C'est la vraie vie et tu vas vivre ça à tous les niveaux, même dans ta future job.

L'athlète coachable apprend à sortir la partie utile d'une mauvaise livraison. Le coach a crié « BOUGE TES PIEDS » devant tout le monde. Correct. Gênant. Le message reste: bouge tes pieds. Garde le message, laisse le ton.

Ça veut pas dire d'accepter de l'abus. Il y a une ligne, et si un coach la dépasse, parles-en à tes parents, à un adulte de confiance ou à l'organisation. Mais être inconfortable, c'est pas la même chose qu'être maltraité. Connais la différence.

Comment bâtir ta coachabilité cette saison

Tu peux entraîner ça comme tu entraînes ton premier pas. Voici un plan simple.

  1. Demande un feedback par semaine. Va voir ton coach après la pratique. « C'est quoi une chose que je devrais travailler? » Pis travaille-la pour vrai.
  2. Écris-le. Une note dans ton téléphone. La date, le feedback, ce que t'as fait avec. Après un mois, t'as la preuve que tu t'améliores.
  3. Reviens-en. Deux semaines plus tard: « J'ai travaillé mon contrôle de l'écart, tu le vois-tu? » Les coachs se souviennent des athlètes qui ferment la boucle.
  4. Filme-toi quand tu peux. La vidéo tue l'argument. T'arrêtes de te défendre pis tu commences à voir.
  5. Enlève « oui mais » de ton vocabulaire. Remplace-le par « OK, pis qu'est-ce qui arrive si... » si t'as vraiment une question.

Les athlètes coachables ont plus de chances

Mets-toi à la place du coach. Il a peu de temps, vingt joueurs et une saison à passer au travers. Quand il doit choisir qui a les reps de plus, la séance vidéo de plus, la recommandation pour le niveau suivant, il choisit qui?

Le jeune qui lui rend la job plus facile. À chaque fois.

C'est pour ça que tu vois des joueurs avec moins de talent brut passer devant des coéquipiers plus doués. Ils sont pas plus chanceux. C'est juste plus facile d'investir en eux. Et l'investissement se compose. Plus de reps, plus de feedback, progression plus rapide, plus de confiance, plus de reps.

Ça aussi, c'est du sisu

Le monde pense que le sisu, c'est juste endurer la douleur. C'est aussi ravaler ton orgueil quand ce serait plus facile de le défendre. Ça prend du guts pour dire « t'as raison, je vais le corriger » devant ton équipe. C'est pas de la faiblesse. C'est le genre de force qui dure bien après ta carrière de joueur.

Ton coach aura pas toujours raison. Tu vas pas toujours l'aimer. Mais si tu deviens l'athlète qui prend la note et qui fait le changement, tu vas t'améliorer avec chaque coach que tu vas avoir. Ça, personne peut te l'enlever.

Toi, t'amènes l'attitude. On s'occupe du reste.

Être athlète, ça coûte cher: l'équipement, l'entraînement, les voyages, la récupération. La CarteAthlète (AthleteCard) est gratuite et te donne de vrais deals chez les partenaires du réseau Living Sisu, plus une communauté d'athlètes qui se poussent vers l'avant.

Obtiens ta CarteAthlète gratuite ici